Le syndrome de la rouille peinturée

Le syndrome de la rouille peinturée

rouille peinturée lddUne analogie intéressante, qui décrit bien l’état actuel de certaines salles…

Vers la fin du régime soviétique, alors que l’économie des pays de l’Est était en totale décrépitude, le manque d’investissement et de planification au niveau des infrastructures du pays (routes, ponts, chemins de fers, centrales nucléaires, etc.) avait engendré un nouveau phénomène, celui de la « rouille peinturée ».

En ce temps la, si la charpente en acier d’un pont devait être entretenue, mais que les millions de roubles requis pour le faire n’étaient pas disponibles, on réparait ce qui était urgent seulement (et encore, rappelez-vous Tchernobyl), et on donnait ensuite un petit coup de pinceau pour faire beau, le temps d’attendre d’avoir les fonds requis pour faire une meilleure job l’année prochaine. Le temps passait, toujours pas d’argent, et hop, on donne un autre coup de pinceau, puis un autre…

Ils avaient de beaux ponts les Soviets (des jaunes, des verts, des bleus), mais ils devaient se croiser les doigts en espérant que ça tienne le coup. Plus le temps passait, plus les responsables de l’entretien se transformaient en responsables de l’esthétisme.

Plus le temps passait et plus les responsables ne savaient quoi faire, comment faire et surtout, combien ça allait leur coûter pour rattraper toutes ces années de négligences. Après quelques années, si le pont était toujours debout, ils se rendaient compte qu’il y avait tellement de retard (et de peinture à enlever!), qu’en construire un flambant neuf, juste a coté, s’avérerait, beaucoup moins cher et moins compliqué.

Un phénomène semblable se produit présentement dans bien des salles de serveurs au Québec.

En effet, mon expérience m’apprend que la plupart des modifications qu’elles subissent sont souvent issues de décisions tactiques et réactives, qui cadrent rarement à l’intérieur d’une stratégie à long terme (une façon élégante de dire que c’est parfois fait « au son », qu’il s’agît souvent d’une gestion de crise, qu’on décide souvent d’opter pour un patch, ou encore des « mesures de transition » (qui deviennent permanente), plutôt que d’aller au fond des choses).

Bien évidement, cela a souvent pour effet de pelleter vers l’avant certaines réalités (problèmes) et d’entraîner des coûts d’opération et d’évolution beaucoup plus élevés qu’ils ne le devraient, des conditions d’opérations souvent difficiles, voir même, un faux sentiment de sécurité.

À l’époque de l’autoroute de l’information et du commerce électronique, les T.I. ne peuvent plus se permettre d’interruption de service. Les conséquences se calculent dorénavant en pertes (financière, productivité, image, etc.) beaucoup trop importantes pour laisser ce genre de situation perdurer.

Il faut résister à la tentation de seulement repeindre votre salle!!!

De toute évidence, l’organisation qui souhaite demeurer performante doit s’assurer que sa salle de serveurs ne devienne pas une menace à ses opérations !

Conséquemment, l’adoption d’une stratégie de prise en charge, effective, concrète et adaptée aux contraintes et réalités particulières des utilisateurs s’impose pour éviter de pelleter le problème vers l’avant une fois de plus, obtenir des installations performantes et, au bout du compte, éviter les mêmes erreurs que les soviets.

Pour vous aider à mieux comprendre la pertinence d’une telle démarche, nous avons préparé un court fascicule qui en résume le bien fondé, le déroulement, et qui énumère certains des bénéfices pouvant en découler.

Prière de communiquer avec nous à info@salledeserveurs.com pour en obtenir une copie (c’est gratuit !).

Bonne année à tous !

Pierre

À propos de l'auteur

Pierre Mally

Pierre Mally est associé principal et consultant indépendant chez Groupe Biotope, une firme d’experts-conseils qui assiste les gestionnaires responsables de salles de serveurs (Data Centre) dans le développement, et surtout la mise en application, d’une stratégie d’occupation plus saine, plus durable et plus en lien avec la réalité des TICs d’aujourd’hui.

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